Bonjour,
Je profite d'un passage éclair après quelques mois d'absence et avant de retourner m'endormir pour donner quelques-unes de mes positions résumées, avec ma sommaire ехрéгіепсе :
1. ce n'est pas une question d'âge. C'est une question d'entourage d'une part ; c'est une question de conscience de l'enfant d'autre part. Tous les enfants ne réagissent pas de la même façon, n'ont pas les mêmes capacités intellectuelles.
2. Un des posts dit : "il faut attendre que tout soit en place." Je ne suis pas d'accord : si on peut éviter à l'enfant que la puberté - et donc les hormones (car en effet, c'est dangereux de jouer avec le système hormonal) - n'agisse, c'est mieux. 12 ans, pour moi, c'est presque déjà trop tard. Mais là encore tout dépend de la personne concernée.
Quant à l'argument de la confrontation aux autres enfants, j'ai lu et vu beaucoup de témoignages, où l'enfant, plus jeune que 12 ans, était plutôt bien accueilli dans son changement par ses camarades.
Comme, pour l'hоmоsехualité, le problème, souvent, ne vient pas des enfants, mais des adultes. Le débat sur le mariage pour tous (quoique je pense du terme utilisé) nous l'a rappelé.
Personnellement, - je ne vais pas me représenter - voir mon message de présentation de 2008 -, je le savais à 5/6 ans, je me suis cachée cette réalité, influencée par la société et un contexte familial.
Certaines tгапssехuеllеs, quand je me suis présentée sur un site spécialisée, ont considéré que je n'étais pas tгапs tant que je n'aurais pas une vraie vie sociale. Ce qui est pour moi remarque étrange, car si je suis pour les catégories, je ne suis pas pour les catégorisations dans une case. Si je vous parle de cela, ce n'est pas pour parler de moi, mais pour dire qu'on ne peut pas généraliser. 12 ans, trop jeune pour certains, trop tard pour d'autres.
Personnellement, cette fois, je parle de moi. Je me suis encore cachée de 2006 à 2011, étant retournée vivre dans ma famille. 2011-2014, je me suis encore faite discrète alors que j'avais un travail et un appartement. Pour des circonstances que je ne vais pas développer, j'en ai eu marre d'attendre, alors j'ai décidé d'entamer enfin une vie sociale - sauf que famille et travail, personne ne sait a priori, et une seule personne m'a identifiée. Ma vie "sociale" se résume ainsi : boutiques, magasins, et depuis septembre, j'ose allez chez des coiffeuses, même si j'ai pris trois fois le train (seule) et vécu deux jours en septembre 2015 et septembre 2016 sous mon identité de fille à Dijon en prenant une chambre d'hôtel.
Mon but là n'est pas encore de parler de moi pour parler de moi. Non, même si je n'ai aucun regret ni remord... C'est un de mes principes de vie.... j'admets tout de même qu'il serait plus facile si j'avais pu avoir fait mon choix enfant. Au niveau hormonal, c'est mieux d'éviter la puberté.
Après, et pour conclure, je n'entre pas dans le débat tгапssехuеllе/tгапsgenre - binaire/non binaire, qui ne m'intéresse nullement,, car pour moi, c'est l'individu qui prime. Les parents, bien sûr, doivent être dans l'accompagnement, pour éviter toute précipitation. Mais, ils n'ont pas à décider.
Voilà, comme d'habitude, j'en ai fait plus long que prévu. Je pensais seulement faire des apports introductifs d'un prochain post. Mais je ne sais pas quand je pourrai revenir. Donc, bonnes fêtes à tou/te/s ! Tongay me manque ! Et surtout les personnes que j'ai pu côtoyer, même si parfois j'ai du mal à me souvenir de certains noms (et j'en suis désolée, c'est un défaut que j'ai ) !
A bientôt !
Christelle
P.S. : c'est un avis qui n'engage que moi bien sûr !
P.S.2 : non aux généralités néanmoins !