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José Afonso, tгоubadour du peuple portugais - Musique & cinéma

Sujet de discussion : José Afonso, tгоubadour du peuple portugais
  • sergeclimax69007 Membre suprême
    sergeclimax69007
    • 16 janvier 2014 à 18:37
    - Rénovteur du Fado de Coimbra
    - Auteur de chansons d'intervention
    - Poète de haut niveau
    - Compositeur
    - Auteur de "Grândola, vila morena", que le peuple portugais et les peuples ibériques ont adopté et continuent à chanter contre leurs gouvernements.
    - Interdit d'enseignement par le régime fasciste d'António Oliveira de Salazar et de Marcelo Caetano ; interdit de diffusion sur les ondes des radios ; interdit à la vente dans les magasins de disques.
    - Élevé en Afrique, et donc sensible au métissage des sons ; adepte de la fraternité humaine.
    - Mort d'une maladie neurodégénérative, après avoir fait ses adieux au public, à son peuple, lors d'un fabuleux concert au Coliséu dos Recreios, à Lisbonne.
    - Objet de multiples reprises et de multiples adaptations, dans tous les styles, au Portugal.
    - Un homme très aimé, un аmапt de l'amitié.


    JOSÉ AFONSO, DIT "ZECA".



    Du Fado de Coimbra.




    Une chanson d'intervention sociale, lors de son dernier concert le 23 Janvier 1983. "Les vampires, ils mangent tout, et ne laissent rien" !"




    Une chanson d'amour (mais, c'est réducteur, car toutes les chansons de Zeca Afonso sont des actes d'amour) ; je soupçonne que c'est, soit une chanson ancienne galaïco-portugaise adaptée, soit une composition de Zeca Afonso à la manière des tгоubadours.
    Il s'agit d'une "Cantiga d'amigo", où la voix est celle de la femme, triste, désemparée, sans nouvelles de son aimé, la "Cantiga d'amigo étant un des trois genres de la poésie des tгоubadours galaïco-portugais. Particulièrement d'actualité quand des milliers de jeunes portugais allaient mourir dans les guerres coloniales du régime.




    Cette chanson-là me fait pleurer, c'est la berceuse de José Afonso.




    "Grândola, vila morena".




    Poème de Luís Vaz de Camões (16e siècle), mis en musique par José Afonso.




    Souvenirs de son enfance en Afrique, mêlés à des remarques sociales. "Os Índios da Meia Praia".










    Somos filhos da maԁгugada/Nous sommes les enfants du petit matin,
    Pelas praias do mar nos vamos/Le long des rivages marins nous allons,
    À procura de quem nos traga/Recherchant celui qui nous apporterait
    Verde oliva de flor nos ramos/La verte olive en sa fleur sur les branchages.
    Navegamos de vaga em vaga/Nous navigons en allant de vague en vague,
    Não soubemos de dor nem mágoa/Nous ne connaissons douleur ou désespoir,
    Pelas praia do mar nos vamos/Le long des rivages marins nous allons,
    À procura da manhã clara/Et nous recherchons l'aurore en sa clarté.

    Lá do cimo de uma montanha//Tout là-haut, sur les sommets d'une montagne
    Acendemos uma fogueira/Nous allumons le feu d'un ardent brasier
    Para não se apagar a chama/Pour que ne s'amortisse pas cette flamme
    Que dá vida na noite inteira/Qui nous donne vie pendant la nuit entière.
    Mensageira pomba chamada/Ô ma messagère, et colombe nommée,
    Companheira da maԁгugada/Ma compagne de la jeune matinée,
    Quando a noite vier que venha/Lorsque la nuit viendra, quelle parvienne,
    Lá do cimo de uma montanha/Depuis là-haut, du sommet d'une montagne.

    Onde o vento cortou amarras/Là où le vent a déchiré les amarres,
    Largaremos p'la noite fora/Nous prendrons le large au travers de la nuit,
    Onde há sempre uma boa estrela/Où se trouve toujours une bonne étoile.
    Noite e dia ao romper da aurora/La nuit et le jour, lorsqu'advient l'aurore,
    Vira a proa minha galera/Fais donc virer ta proue, ô mon beau vaisseau,
    Que a vitória já não espera/Parce que la victoire est une impatiente
    Fresca, brisa, moira encantada/ De fraîcheur et de brise, ma maure enchantée,
    Vira a proa da minha barca./Fais virer la proue de mon embarcation.

    (Traduction de Climax69007, en hendécasyllabes, en vers de onze syllabes).



    "Grândola, vila morena", chantée contre le premier ministre portugais, chanté en Espagne, chanté pour renouer le fil avec la Révolution du 25 Avril 1974. En Uruguay. Au Brésil (version rock). Une chanson écrite pour une coopérative de Grândola, alors que les paysans résistaient au fascisme quotidien, en 1964.




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    Le dernier concert de Zeca, tel que l'aura "découpé" le Radio-Télévision Portugaise (ils auront coupé les cinq à dix minutes d'applaudissements qui ont suivi "Grândola, vila morena", cette chanson qui ne pourra jamais agréer à aucun pouvoir, quel qu'il soit).






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    Les fuпérailles de José Afonso. Pourquoi vous livrer, aussi, cela ?

    Parce que l'amour du peuple portugais pour Zeca Afonso était immense et que ses fuпérailles ont été un moment de mémoire, de chagrin, mais aussi d'espoir.

    Une grande manifestation populaire, avec des gens simples, émus, sans les "Vampires" cravatés, sans les honneurs officiels, sans les curés, mais avec l'amour dû et donné au poète.

    Il y a des morts remuants.

    Il y a des morts qui persistent.




    José Afonso est un des plus grands symboles et interprètes de l'esprit de la Révolution du 25 Avril 1974, commencée comme un simple coup d’État militaire et poursuivie par l’irruption du peuple portugais sur la scène politique, avant que les partis de droite CDS-PP, PSD, et le Parti socialiste portugais, n'instaurent l'ordre institutionnel présent.


    Cependant, ces canailles n'ont pas pu empêcher - telle était la pression du peuple portugais, qui ne pouvait pas accepter un régime bonapartiste comme la Cinquième République française - que la Constitution portugaise, et le régime d'assemblée en découlant, soient des plus démocratiques d'Europe : dans quel pays, un Tribunal constitutionnel a retoqué, par quatre fois, des dispositions essentielles du budget d’État ? Certainement pas en France !


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    Le lien vers l'Association José Afonso dont le noyau lisboète dispose désormais d'un local, Rua São Bento 170, en face de l'Assemblée de la République.


    http://www.aja.pt/
  • alison-emma Membre pionnier
    alison-emma
    • 16 janvier 2014 à 21:08
    Bonjour Climax

    Eu não tenho o coração ou a força para olhar para onde José ouvir ainda sensíveis às mesmas coisas que eu.
    Eu queria cantar o amor de meu país e fechei os outros sentimentos.
    No entanto, eu sinto a raiva e angústia de ter sido traído e aЬапԁonado me sentia.
    Meu coração começou a chorar, mas eu não queria que ele

    Alison
  • sergeclimax69007 Membre suprême
    sergeclimax69007
    • 17 janvier 2014 à 00:56
    Alison-Emma, comment pourrais-tu ne pas ressentir ce que ressent José Afonso ? Alors, toi qui aura connu ses chants bien avant moi, qui ne suis tombé sous le сhагmе qu'il y a dix ans, laisse s'égrener doucement ses paroles en toi, pas de violence, ne t'abrase pas à vif, sois douce et aies quelque compassion pour toi, tu n'a rien à expier (rien !).

    Je veux, simplement, que, dans le cours des jours, sur ce site, la voix superbe et tendre de Zeca se fasse entendre, on appelle cela un hommage !
  • sergeclimax69007 Membre suprême
    sergeclimax69007
    • 17 janvier 2014 à 01:15
    Un extrait du film "Capitaines d'Avril" et le premier ministre du Portugal interrompu par "Grândola, vila morena".





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    La version jazz, par Sara Tavares, de "Grândola, vila morena".


    Une version émouvante. Et chantée avec quelle tendresse, avec quelle sensibilité, avec quelle justesse, rendant justice à José Afonso et à ce qu'il entendait exprimer !!!





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    Hommage à un ami peintre assassiné par la PIDE (Police Internationale de Défense de l’État, la police politique portugaise)


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