Bonsoir Climax,
Merci pour cet excellent partage, le premier titre me rappel notre ami Angelo Branduardi, serait- une reprise ?
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Je ne crois pas, il s'agit d'une chanson qui nous parle d'un pèlerin dans l’éloignement de son pays. Voici le texte, que je traduis (enfin, je tente, parce que c'est du galicien, et non du portugais, plus familier pour moi, et certains mots m'échappent, ainsi que des constructions grammaticales !)
Romeiro hei de ir lonxe ao San Andres/Pèlerin, je me dois d'aller au loin, à Saint-André
Con herbiñas de namorar,/Avec mes herbes fées inspirant de l'amour,
Dareille a quen alén mar está/Je les donnerai à qui se trouve au-delà
O aloumiño do meu amor./De la mer, l'attendrissement de mon amour.
Hei de vestir a camisa de liño/Je me dois de vêtir la chemise de lin
Que ela teceo para min/Qu'elle a tissée pour moi
Con herbiñas de namorar ;/Avec des herbes fées inspirant de l'amour ;
Anda o lagarto azul e souril/Le lézard, couleur du ciel, va et lui sourit
A acaroar mapoulas bermellas,/Tandis qu'il fait face à des coquelicots rouges
Nacidas de fusís,/Qui sont nés des fusils.
Co aloumiño do meu amor,/Avec cette caresse dont est fait mon amour,
Alleo á guerra e ao seu tambor./Étrangère à la guerre, à ses coups de tambour.
Morto ou vivo hei volver á terra/Mort ou vif, il me faut retourner sur ma terre
Que ela andou canda min/Qu'elle aura parcourue en ma compagnie
Con herbiñas de namorar;/Avec ses herbes fées inspirant de l'amour ;
Chouta o masсаtо polo cantil/La mouette se joue avec le rabot
A vela-lo adro familiar,/Et veille sur le foyer familier,
Ala lonxe, na fin,/Là-bas dans le lointain, là à l'extrémité,
Co aloumiño do meu amor./Dans l'attendrissement dont est fait mon amour.
Cabo do mundo, ó pé dun aguillón/Au bout du monde, au pied d'une aiguille,
Doeme a guerra ruín/M'est douloureuse la guerre mauvaise
Entre herbiñas de namorar;/Parmi les herbes fées inspirant de l'amour ;
Corvo mariño voa xentil/Corbeau de l'océan, survole noblement
O amilladoiro a levantar/Le tumulus de pierres en train de se dresser
E pan santo a colorir/Et le pain sanctifié qui prend des couleurs
Co aloumiño do meu amor./Dans la belle caresse de mon amour.
Romeiro hei de ir lonxe ao San Andres/Pèlerin, je me dois d'aller au loin, à Saint-André
Con herbiñas de namorar,/Avec des herbes fées inspirant de l'amour,
Dareille a quen alén mar está/Je les donnerai à qui se trouve au-delà
O aloumiño do meu amor./De la mer, la caresse de mon amour.
Très beau texte, n'est-ce pas ???Le lieu dont il est fait mention est San Andrés de Teixido (Santo André de Teixido), dans la province de La Coruña, région autonome de la Galice (merci à Wikipédia) : à peine cinquante habitants, et un lieu de pèlerinage très connu, et "couru", depuis le douzième siècle de notre ère. Je lis, dans l'article castillan, que les pèlerins ont l'habitude de jeter des pierres, qui forment des tumulus (appelés "amilladoiros"), "et que, selon leur croyance, ces pierres témoigneront lors du Jugement dernier, pour les âmes de ceux qui les ont jetées".
Joli, non ??? Pour ma part, je suis athée, mais je reconnais là une belle pratique.